
Piber
Le
haras de Piber en Styrie / Autriche, existe depuis 1798 et était
destiné à l’élevage des chevaux militaires.
En 1853, il accueillit pour la première fois des Lipizzans pour
améliorer les races chevalines pour l’agriculture. En 1869
ces Lipizzans furent transférés au haras de Radautz, le
haras impérial le plus important, élevant surtout des
arabes shagyas.
Ils
ne revinrent à Piber qu’en 1920, après la Première
Guerre Mondiale. Et cette fois-ci ils y restèrent, sauf pendant
les années 1943 à 45 où les chevaux furent évacués
au haras de l’armée allemande à Hostau en Bohème.
Ils y joignirent les Lipizzans de Lipica, évacués en 1942,
et d’autres haras des Balkans, comme Demir Kapija ( chevaux d’une
qualité remarquable ) et Vukovar.
En
avril 1945 il y avait un troupeau de 300 Lipizzans au haras de Hostau,
qui était dirigé par un vrai homme de cheval, le lieutenant-colonel
Rudofsky, secondé par le docteur Lessing, vétérinaire.
Rudofsky
profitait de ce nombre exceptionnel de Lipizzans en provenance de tant
de haras divers pour faire des croisements qui autrement auraient été
impossibles.
A
la fin d’avril 1945, eut lieu le sauvetage dramatique des Lipizzans
de Hostau qui allait tomber en zone russe selon les dispositions du
Traité de Yalta. Des hommes dévoués, voulant à
tout prix préserver cette plus ancienne race de culture de l’extinction,
organisèrent, sous la protection de l’armée américaine
commandée par le général Patton et son adjoint
le colonel Reed, le retour des chevaux en zones américaines.
De là les chevaux repartaient peu à peu dans leur pays
d’origine, l’Autriche, l’Italie et la Yougoslavie.
Certains partirent aux Etats Unis, et ce sont eux qui constituèrent
la base de l’élevage de Temple Farm près de Chicago.
En
1957, le Dr Heinrich Lehrner fut nommé directeur du haras de
Piber; il y resta pendant 26 ans. Piber, sous sa direction, devint un
haut lieu de culture pour l’histoire, l’élevage et
la conservation du Lipizzan noble.
Piber
est aujourd’hui le seul haras fournisseur de chevaux pour l’Ecole
Espagnole de Vienne.
A Piber les poulains reçoivent deux noms, celui de la lignée
du père et celui de la mère, avec le numéro de
l’ordre chronologique pour la mère en chiffres arabes.
Le mâle reçoit un chiffre romain si son père produit
plusieurs fils avec la même poulinière. Ceci peut donner,
par exemple,
Siglavy
V Africa 7 pour un cinquième poulain d’un Siglavy et de
la jument Africa 7.
Marques
A un an, après une première sélection, les poulains
sont marqués : un « L » sur la ganache gauche, sous
la selle à gauche la lettre de la lignée du père
plus le numéro chronologique, en dessous est marqué le
signe du père de la mère et sous la selle, à droite,
le numéro du registre du poulain. Et bien sûr, le «
P » du haras de Piber sous la couronne impériale, sur la
cuisse gauche.
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