
Simbata
de Jos
Au
centre de la Transylvanie, en Roumanie, qui faisait partie de l’empire
Austro-Hongrois, fut fondé en 1874 le haras de Fagaras. La base
de son élevage de Lipizzans était des chevaux de Mezöhegyes
en Hongrie qui furent croisés avec la vieille race transylvanienne.
Elle avait les mêmes ancêtres hispano-orientaux et italiens
que les Lipizzans du Karst. Le haras ne prend le nom de Simbata de Jos
qu’à sa nouvelle fondation en 1920, après la signature
des Traités de Saint Germain avec l’Autriche (septembre
1919) et de Trianon avec la Hongrie (juin 1920). Le démantèlement
de l’empire Austro-Hongrois attribua cette région à
la Roumanie. Les Lipizzans roumains sont élevés surtout
pour les travaux agricoles et pour l’armée. Le troupeau
comporte beaucoup de Lipizzans de couleur. A Simbata de Jos, les poulains,
mâles et femelles, ne reçoivent que le nom du père,
c’est à dire nom de lignée et le chiffre romain
de l’ordre chronologique de l’étalon dans sa lignée.
A ce nom est ajouté un chiffre arabe qui indique l’ordre
de naissance dans l’année au haras. Si un poulain de l’étalon
Neapolitano XXVI, par exemple, est le 18ème poulain de l’année,
il s’appelle Neapolitano XXVI 18. Si un jour ce mâle est
agrée comme étalon, il perd le numéro chronologique
de son père pour prendre le sien propre. Il perd aussi, dans
son nom, le numéro de sa naissance, il s’appellera donc
Neapolitano XXVII. En revanche, les juments gardent toujours leur nom
complet de baptême.
Marques
Le haras a gardé le « F » de Fagaras, à droite
sur le dos, précédé du numéro, en chiffres
arabes, qui indique l’ordre de naissance. A gauche sous la selle,
il y a le marquage classique : lettre et numéro chronologique
du père (marquage en chiffres arabes, les chiffres romains seraient
trop longs), et en dessous, le signe du père de la mère.
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